Empathie ou projection ?

« Être empathique, c’est entendre les émotions des autres résonner en nous, sentir intuitivement quels sont ses sentiments, leur intensité et leur cause. »

L’empathie, ça a toujours sonné comme une grande valeur pour moi ! Je crois très fort que c’est une qualité importante à avoir dans ce monde, ou tout du moins dans le mien 😊 Chacun de nous évolue en tentant d’être en phase avec ses valeurs. Pour moi celle-ci est importante et me cause parfois du fil à retordre 😉

Par empathie, on désigne aujourd’hui la capacité à se mettre à la place de l’autre pour comprendre ce qu’il éprouve. C’est un sentiment que tout humain peut éprouver dès le plus jeune âge. Les bébés peuvent par exemple souffrir par empathie pour leurs parents avant même d’avoir conscience qu’ils existent indépendamment d’eux.

Mais l’empathie, ce n’est pas une notion si facile que ça à comprendre. Suis-je capable de savoir quand je suis empathique ou quand c’est autre chose ? Est-ce que dans cette situation je suis empathique, est-ce que je me projette ou est-ce que je fais simplement preuve de sympathie ?

Vous allez me dire : mais est-ce que c’est vraiment important de le savoir ?

Eh bien ça dépend ! D’abord s’observer à toujours du bon pour ceux qui cherchent à mieux se connaître. Et puis cela peut avoir un intérêt si, pour vous, être là pour les autres est important mais que votre perception est biaisée par certains mécanismes. Du coup, si l’un de ces deux cas vous concerne, pourquoi pas lire la suite 😉

Les spécialistes semblent tous d’accord : une bonne empathie permet à l’autre de se sentir accepté. En effet, en comprenant de l’intérieur ce que vit l’autre, ce qu’il éprouve et de quelle manière il voit et sent les choses, on peu l’aider à se sentir mieux. Cela vient tout simplement du fait que l’empathie par définition est contraire au jugement et à l’interprétation.

Alors c’est certain, si nous sommes capables de nous représenter les émotions des autres, c’est forcément parce que nous avons nous-mêmes eu notre lot d’émotions similaires. Difficile de ressentir la tristesse de quelqu’un si l’on a jamais été triste (mais qui ne l’a jamais été ?) !

MAIS, empathie n’est pas projection…

L’empathie ce n’est pas une confusion entre l’autre et soi. Elle implique la conscience d’être deux individus bien distincts et une vraie intention de vouloir comprendre l’autre et non de se voir en lui. Avoir de l’empathie pour quelqu’un c’est le laisser être lui-même, avoir la capacité de l’écouter et de comprendre ses ressentis sans y projeter une part de soi (et ce n’est pas si facile).

Nous avons tous tendance à projeter les intentions, les sentiments que nous aurions nous-mêmes dans une situation équivalente. Particulièrement lorsque ce que vit l’autre nous inquiéterait ou, au contraire, nous réjouirait si l’on était à sa place. Nous pouvons alors facilement perdre toute objectivité.

La projection, c’est un peu le piège à l’empathie. Quand on projette, on ne cherche pas à comprendre les émotions de l’autre, puisque l’on ne fait que projeter sur lui nos propres ressentis. Pour rester dans l’empathie, je pense qu’il faut avoir conscience que les références des autres ne sont pas forcément les nôtres.

Si je passe beaucoup de temps à écouter les autres, suis-je empathique ?

À mon sens, pas forcément 😉 Passer beaucoup (trop) de temps à écouter tout le monde peut aussi révéler simplement un comportement pour se donner bonne conscience ou un désir de se montrer sympathique et ouvert. Est-ce qu’il n’y aurait pas un besoin de reconnaissance caché derrière ça ?

En quelques mots, l’empathie serait plutôt :
– être ouvert à l’autre
– chercher à comprendre l’autre
– être à l’écoute de ses besoins
– chercher à comprendre ses émotions et réactions

…mais ce ne serait pas :
– partager les mêmes émotions que l’autre
– s’identifier à lui
– projeter ses propres sentiments sur lui
– fusionner avec l’autre
– adopter le même point de vue

Bien évidemment, il n’y a rien de mal à être simplement sympathique, et ne pas être un grand empathique n’est absolument pas un problème à partir du moment où on ne cherche pas à en avoir l’air ! L’objectif ici est de nous observer et voir si nos comportements avec les autres ne cachent pas finalement de drôles de mécanismes pour esquiver des peurs plus personnelles 😊

Parce que l’empathie c’est bien, mais si c’est pour se forcer face à la pression sociale qui nous dit d’être toujours au service des autres, ça devient contre-productif ! Et vous savez quoi, pour se rendre disponible pour les autres, il faut d’abord être honnête avec soi-même 😉

Moi-même je me surprends parfois à me positionner plus dans la projection que dans l’empathie, la limite est parfois très fine. J’ai déjà pensé, par exemple, qu’une personne souffrait d’une situation car je l’avais moi-même mal vécue, alors qu’en réalité il n’en était rien ! La question que je me pose est alors : Suis-je en train d’écouter mes émotions ou les siennes ?

Et si ce sont les miennes que j’écoute, pourquoi sont elles là et qu’est que ça dit sur moi ?

Une fois la réponse trouvée, je me libère du problème pour être totalement dans l’empathie la prochaine fois 😊

Voilà, c’était ma petite réflexion sur le sujet ! 🤗 Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous aviez déjà la différence entre l’empathie et la projection ? 🌸

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